27 décembre 2008
Y'a des hauts...et des bas !!
Après être redesendue de mon petit nuage Hobbien, j'avais envie d'une lecture douce, romantique et romanesque...
J'ai choisi :
Nicholas Sparks
Premier regard
Best/Selleres Robert Laffont
2008
J'avais le sentiment de tenir une valeur sûre. Le Monsieur a à son actif une dizaine de titres dont Une bouteille à la mer, j'allais donc me blottir dans un monde de douceur en pleurant dans ma tasse de thé.
Mal m'en a pris.
Le livre m'est tombé des mains p.118.
Bon dans ce genre de lecture, avouons-le, on s'attend à quelques clichés et quelques invraisemblances. Le monsieur sera romantque, il n'hésitera pas à faire quelques déclarations enflammées voire même une ou deux tâches ménagères preuve que nous sommes dans une fiction !
Mais là... A chaque ligne un cliché !
Pour vous situer, le héros (défini en trois phrases : grand, 42 ans, New Yorckais ) plaque tout pour aller se marier et s'installer dans une petite ville de Caroline du Sud avec une femme qu'il connaît à peine...
Les habitants de la bourgade choisie sont tous des ploucs qui ne portent que des chemises à carreaux et des jeans, n'ont aucune conversation, n'ont pour seule distraction que le bingo, sont taciturnes, peu accueillants avec les nouveaux venus (en même temps je les comprend puisque le nouveau venu en question est un horrible snob) ... Je vous épargne la liste complète des clichés accumulés mais je ne vous en ai cité qu'un dixième.
Ca donnerait presque envie d'ouvrir un Guillaume Musso !!
24 décembre 2008
Comme un 24 décembre ...
Il y a des jours où la vie est belle, il y a des jours où on se sent comme un 24 décembre.
Il y a des jours où on va à la médiathèque sans même préparer sa visite sur internet, il y a des jours où on passe dans le rayon SF à la recherche du livre dont je vous bassine depuis 2 bons mois ... Il y a des jours où on l' a trouvé :
Robin Hobb
Le fils rejeté
Pygmalion
2007
Comme d'habitude un excellent cru. Ca valait presque la peine d'attendre autant.
J'adore tout ce qu'écrit cette femme. Ses héros sont pleins de failles et de contradictions, ses intrigues sont toujours prenantes, elle ferait presque de la fantasy (toujours un peu moquée en France) un genre majeur.
Seul problème : quand vais-je arriver à mettre la main sur le tome 4 ?
18 décembre 2008
Alléchée
Ce n'est pas tout de suivre vos conseils de lecture, il faut aussi parfois se lancer dans l'inconnu :
Davis Sédaris
Habillés pour l'hiver
PLON
2006
Quand vais-je apprendre à me méfier des livres anglo-saxons avec un sous- titre ?
En même temps, que celle qui n'a pas de crème antiride dans sa salle de bains ou de crème amincissante dans son placard me jette la première pierre (ça marche aussi avec les produits antichute des cheveux messieurs...)
L'ensemble m'a laissé un peu sur ma faim.
Il n'est classé dans les j'aime bien que parce que l'avant dernier chapitre est désopilant. Mais c'est le seul à vraiment être drôle et à 15 pages de la fin c'est un peu tard. J'ai adoré le portrait de son frère, visiblement mal embouché et un peu rustre lors de la grossesse de sa femme.
En même temps il faut avoir pitié de David Sédaris en cette période de Noël, il va sûrement passer les fêtes seul. En effet ce sont les travers de sa vraie famille qu'il met en scène. Je détesterais que mon frère se mette à raconter mes crises de nerfs, ma dernière cuite ou les petites maniaqueries qui font tout mon charme !!! En tout cas j'arrêterais illico de le fréquenter ou alors je prendrais grand soin de me présenter sous mon meilleur jour et il n'y aurait pas grand chose à raconter alors.
17 décembre 2008
Une souris bleue...
Non je n'ai pas de problèmes de vision, je n'ai pas de trous de mémoire et c'est bien d'une souris bleue dont je vais vous parler.
Croyez-moi, elle n'a rien d'un conte enfantin !
C'est d'abord ce billet de Calepin qui a attiré mon attention. C'est pourquoi je me suis ruée sur :
Kate Atkinson
La souris bleue
Editions de Falois
2004
Les éloges dont ce roman a fait l'objet sont tout à fait justifiés.
Ce sont quatre intrigues parallèles qui nous laissent entrevoir le vide que cause la perte d'un enfant et la violence de l'amour parental... Bien que très sombre, les histoires ne tombent jamais dans le pathos et l'humour et la tendresse sont omniprésents.
Moi qui adore les polars ce n'est pas l'intrigue qui m'a séduite (et d'ailleurs fans d'enquêtes policières je ne suis pas sûre que ce titre soit fait pour vous, indice supplémentaire je ne l'ai pas trouvé rangé avec les polars mais avec la littérature ) mais les personnages qui sont tous très vivants et très bien décrits.
Mon esprit tordu a eu un faible pour Caroline, qui n'est pas le personnage le plus recommandable du livre mais qui fait preuve d'un humour caustique et d'une lucidité sans failles. Il y a un bonne quinzaine de personnages dépeints par petites touches et dans toute leur complexité.
Kate Atkinson nous balade dans Cambridge, loin des clichés faciles et construit un roman à la chronologie atypique avec brio sans jamais nous lasser ou nous perdre.
Paradoxalement moi qui suis un boulimique de lecture quand un livre me plaît celui-là m'a tenu en haleine très longtemps, je l'ai dégusté plutôt que dévoré.
La fin qui nous donne les clés de chaque énigme est un petit bijou.
Je sens que je vais m'ennuyer de la campagne anglaise !
13 décembre 2008
Grands esprits
Promis, juré quand j'ai mis mon dernier billet en ligne je n'avais pas vu le dernier challenge sorti de l'imagination fertile de Calepin.
Toujours est-il que je suis fan et donc je relaie l'info...
Pour vous aider, il y a sur ce blog quelques suggestions...
Allez messieurs, laissez-vous tenter. Nous serons ravies de croiser des hordes d'hommes lisant des livres à la couverture rose pétard dans les transports en communs, en faisant la queue au supermarché, en attendant le train...
Ce sera aussi l'occasion pour nous de repérer les hommes de goût lecteurs de blogs !
11 décembre 2008
Pallier de décompression
Après une découverte pour le moins mitigée de Guillaume Musso, je décidais de pratiquer un pallier de décompression. Comme les plongeurs qui une fois frôlés les abysses ne peuvent remonter à la surface qu'après avoir opéré une halte sur un pallier de décompression destinés à les réacclimater en douceur à des pressions plus élevées...
Ma bouée de secours fut donc :
Sophie Kinsella
L'accro du shopping a une soeur
Pocket
2006
Ben oui, un pallier de décompresison ne doit pas non plus se trouver trop près de la surface... D'autant que mes prochaines lectures seront nettement plus exigeantes...
J'ai été bon public même si la série commence à traîner en longueur...
Mais bon ça reste frais, léger et Sophie Kinsella ne nous promet pas un dénouement époustouflant !! Elle déroule une histoire légère sans trop se prendre au sérieux et ça fait du bien ...
06 décembre 2008
Pourquoi tant de haine ?
A la suite d'une mauvaise estimation de mon temps de lecture je me suis trouvée en week-end, loin de la maison et de ma PAL, sans rien à lire... Heureusement, en ces cas désespérés je sais que je peux compter sur ma belle-soeur préférée elle m'a donc proposé de lire :
Guillaume Musso
Parce que je t'aime
XO
J'étais dévorée de curiosité à l'idée de lire pour la première fois un livre d'un auteur qui déchaîne tant de passions.
Ah lire un poète maudit contemporain...
J'ai du mal à comprendre ceux qui le trouvent génial.
Les personnages sont assez inexistants et mûs par des motivations pour le moins obscures (au début du livre le héros devenu SDF à cause du chagrin reprend contact de manière très rocambolesque avec son ex-femme grâce à une coïncidence énorme, et si ce n'en est pas une on se demande pourquoi il a souhaité revenir pour s'éclipser deux pages après...). Les fils de l'intrigue ressemblent plus à des poteaux télégraphiques qu'à des fils de nylon...
Mais enfin je suis allée au bout de ma lecture.
Je ne comprends d'aillleurs pas ceux qui le décrient.
Lire un Guillaume Musso est du même niveau que lire un Mary Higgins Clark... Ni meilleur ni pire. Je ne vois pas pourquoi elle est considérée comme une reine du crime alors que ses personnages se ressemblent tous et qu'elle a le même sens de la vraisemblance que Musso alors que lui est relégué au rang d'écrivain de gare (enfin d'aéroport serait plus juste).
Lire est un plaisir et chacun le prend où bon lui semble et avec qui bon lui semble n'en déplaise aux critiques qui ne voudraient nous faire lire que de la littérature, regarder Arte et aller au musée tous les week-ends !! Oui parfois il fait bon avoir des lectures légères et regarder des divertissements idiots.
Ce qui m'a le plus énervée et gênée dans ma lecture, ce qui aurait pu me pousser à abandonner ce livre si j'avais eu autre chose à lire c'est sa volonté de situer son intrigue aux Etats-Unis. Son histoire aurait tout aussi bien pu se dérouler entre Paris et Marseille ou Layla disparaître à La Part Dieu...
Surtout que New-YorkNew-York n'est que citée mais jamais cette ville n'a une quelconque importance, on ne ressent pas son athmosphère. C'est un clin d'oeil artificiel marquant une volonté de dépaysement un peu cheap.
Heureusement que Vargas ne fait pas déambuler Adamsberg à Chicago !! Heureusement que des auteurs étrangers choisissent de nous faire voyager dans leur pays au lieu de plaquer leurs intrigues dans des décors américains insipides... Si je veux découvrir les Etats-Unis ce n'est pas en lisant du Guillaume Musso.
03 décembre 2008
Le pays sans adultes
Chez les Filles et les éditions Anne Carrière, que je remercie, m'ont proposé de me plonger dans :
Ondine Khayat
Le pays sans adultes
Anne Carrière
2008
Slimane a 11 ans, une vie de chien et la langue bien pendue... De sa petite voix à la fois naïve et désabusée il nous livre son quotidien morose.
Il vit en cité, au côté d'une mère paumée et d'un père qu'il surnomme Le Démon... Voilà pourquoi avec son grand frère Max, il pense que
"La vie c'est pas pour les enfants"
Oui je sais une fois résumé ça semble triste à mourir, misérabiliste... Et bien pas du tout. Slimane est naïf tendre et drôle...
Il y a peut-être un peu trop de candeur et de naïveté dans le livre mais j'ai quand même passé un excellent moment en dépit d'une histoire aussi cruelle qu'un conte pour enfants.
La petite voix de Slimane est charmante et métamorphose une histoire bien noire en conte presque rose...






