26 avril 2009
Roméo et Juliette...
Suzanne de Chez les filles et les éditions Flammarion m'ont proposé de vivre une grande passion en Arabie Saoudite. Mon sang de midinette n'a fait qu'un tour et j'ai dit oui à : 
Sulaiman Addonia
Les Amants de la mer Rouge
Flammarion
2009
Autant vous le dire tout de suite le bilan est mitigé.
Tout avait bien commencé pourtant avec une superbe couverture, romantique à souhait et qui plaçait ma lecture sous les meilleurs augures.
Et puis... Le début du roman n'a pas été à la hauteur de mes espérances. J'ai apprécié la peinture de l' Arabie Saoudite, qui est un pays que je connais mal. J'ai été émue par la jeunesse de Nasser le jeune héros.
Mais le début rocambolesque de son histoire d'amour m'a laissée de marbre. Je n'ai pas cru une minute à la profondeur et à la soudaineté de ses sentiments pour cette totale inconnue à chaussures roses. Pour des amants censés se cacher et être épiés par tous ils ont recours à un subterfuge particulièrement ridicule, risqué et maladroit ! Je n'en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la lecture.
Et puis aux environs de la page 175, le récit trouve son souffle, j'ai apprécié ma lecture et me suis prise d'affection pour les deux jeunes héros et surtout pour Fiore, la courageuse demoiselle qui ose braver la loi islamique pour simplement vivre.
D'ailleurs j'aurais préféré que le roman lui laisse plus de place... Je crois que c'est parce qu'elle n'est qu'une ombre au début du roman que j'ai eu tant de mal à entrer dans l'histoire.
La fin est très romantique est très réussie...
Un grand merci à Keisha, chez qui j'ai puisé la photographie et surtout l'envie de continuer ma lecture...
19 avril 2009
Trilogie
Je me suis plongée avec délectation dans la dernière partie de la trilogie...
J'ai assisté à la lutte entre le bien et le mal, des chevaliers se sont battus pour sauver de belles dames et le monde libre, la force était avec eux...Contrairement aux apparences je n'étais pas plongée dans :
Oubliez Jedi eu Ioda, j'étais là :
Andréa H. Japp
La dame sans terre
T3 Le sang de grâce
Calmann-Lévy
2006
Cette saga, commencée là et là, s'achève ici. Et je trouve qu'Andréa Japp a un peu bâclé son travail. Les intrigues secondaires se dénouent parfois à la va-vite.
On passe aussi moins de temps en l'abbaye des Clairets et ce sont vraiment les passages que j'ai préférée tout au long des trois tomes.
Le style est toujours agréable, quelques trouvailles dans l'intrigue sont les bienvenues et d'autres moins heureuses ruinent un peu la crédibilité de l'ensemble.
Somme toute une trilogie agréable à lire mais pas exceptionnelle. Un peu trop de mysticisme pour moi.
La fin très ouverte laisse présager une suite... A voir.
15 avril 2009
50 ans et pas de rolex !!
Il faut bien l'avouer je n'étais pas pressée d'ouvrir le dernier Anna Gavalda.
J'en avais lu de mauvaises critiques sur la majorité des blogs et malgré mon amour d'Ensemble c'est tout j'hésitais. Je n'avais pas envie d'être déçue, c'est pourquoi j'ai attendu si longtemps avant de découvrir :
Anna Gavalda
La Consolante
2008
Le dilettante
Et bien le charme opère toujours.
J'ai été conquise par le charme de l'univers Gavaldien. Il y a même une bonne dose d'humour très agréable. Le livre s'ouvre par une présentation savoureuse de la famille Balanda qui est très drôle et très juste.
Charles le héros presque quinqua s'interroge sur le sens de sa vie et part sur les traces de son premier amour...
Bien sûr on reste dans l'univers classique d'Anna Gavalda. La tonalité du livre est plutôt rose bonbon et prévisible. Même si des tragédies sont relatées, la tendresse des personnages, leur personnalité attachante font que je voudrais vivre entre ses pages.
Chez moi, les voisins sont grincheux, ils ne se parlent plus mais s'envoient la police municipale à longueur de temps, les retraités ronchonnent contre les enfants qui font trop de bruit, on ne peut pas quitter les enfants des yeux sans qu'ils fassent des bêtises... Dans les livres d'Anna, les voisins se prennent d'affection les uns pour les autres, ils s'entraident, on peut recueillir des nuées d'enfants et les laisser gambader dans la campagne ou habiter une ruine romanesque et sans chauffage sans encourir la visite de travailleurs sociaux...
Mais voilà j'adore l'univers qu'elle raconte depuis 4 romans, et j'attends le retour d'un monde plus tendre et plus doux dans lequel réussir sa vie n'est pas avoir une rolex à 50 ans !!
Grâce à BOB les avis d'Amanda, Cathulu et Keisha du pire au meilleur les avis sont partagés !
11 avril 2009
Escroquerie...
Parfois il est bon de renouer avec sa jeunesse, de se tourner vers des valeurs sûres... Surtout quand on est pressée de quitter la médiathèque et qu'on a oublié son carnet LAL à la maison !!
Alors au détour du rayon polar on se laisse tenter par un des rares qu'on a ni lu ni vu, persuadée de passer un bon moment :
John Grisham
Le dernier juré
Robert Laffont
2005
C'est dans ces occasions que je suis ravie de me fournir essentiellement à la médiathèque car autant vous le dire tout de suite le charme n'a pas opéré du tout.
D'abord parce que je trouve que le titre de ce roman est une arnaque.
Ne cherchez pas l'histoire de ce dernier juré, elle n'est pas évoquée dans le roman. On ne nous parle que de quatre jurés et encore pour trois d'entre eux bien rapidement !!
Ne cherchez pas trop non plus ce qui a fait le succès de Grisham, des histoires de parloir et de justice. Ici les 3/4 du roman sont consacrés à la vie dans le Sud dans les années 70 et à la déségrégation.
Le sujet n'est pas inintéressant et malgré quelques énormes invraisemblances (lisez-le si vous voulez savoir comment devenir milliardaires à moins de 30 ans ou magnat de la presse locale !!) l'ensemble reste plutôt agréable à lire mais j'avais signé pour une histoire juridique bien ficelée et une meilleure compréhension des arcanes de la justice américaine...
J'ai plus qu'à me repasser L'Affaire Pélican ou Le Client...
08 avril 2009
Entre les pages
A l'occasion de sa sortie en DVD, je me suis plongée dans :
François Bégaudeau
Entre les murs
Verticales
2006
J'ai été séduite par ce petit témoignage romancé et très bien écrit.
Entre les murs c'est l'histoire d'une communication presque impossible entre des élèves et leur professeur, entre les professeurs entre eux... Car il n'a pas la plume tendre Bégaudeau et je le trouve 1000 fois plus cruel envers ses collègues qu'envers ses élèves.
On est loin ici des hussards noirs de la République, qui souhaitent avant tout la réussite de leurs élèves, la pédagogie occupe peu de place... Ce qui intéresse surtout ces enseignants c'est de faire leur temps, bagnards des temps modernes...
Le narrateur tâtonne lui aussi, loin d'avoir toutes les réponses il est souvent injuste, parfois dépassé, toujours cynique.
Bégaudeau excelle dans la transcription de l'oralité et le langage "djeuns" (Il évite ce genre d'approximation par exemple...) Sans en faire trop ni trop peu il donne à chacun de ses élèves sa voix. Il est souvent très drôle, même s'il "charrie trop" !
Un bon moment de lecture et l'impression d'avoir été assis au fond d'une salle de classe d'un collège parisien... Pour le pire et souvent le meilleur.
01 avril 2009
Une époque formidable !!
En ces temps de crise où chacun fulmine contre la rigueur de l'époque, son inhumanité et sa cruauté il y a des lectures quipermettent de relativiser.
Jean Teulé
Je, François Villon
Julliard
2006
Le style de Jean Teulé sert ici à énumérer les nombreuses tortures que la justice de l'époque et les autorités ecclésiastiques utilisaient, sans toutefois beaucoup de succès, pour remettre les voleurs, les assassins ou simplement les pauvres gens dans le droit chemin.
A nous les descriptions de pendaisons, décapitations ou plus inventifs les supplices ou les ensevelis vivants côtoient les bouillis...
Ces détails macabres omniprésents ainsi que les nombreuses scènes de viols ou de pillages ont eu raison de mon enthousiasme premier. Trop c'est trop, 415 pages d'atrocités !!
Les personnages ne m'ont pas beaucoup convaincue et j'aurais avec bonheur échangé une ou deux pages de tortures contre une ou deux pages d'introspection.
Villon nous reste étranger et ses motivations obscures. Son amour de la poésie et du vice reste bien superficiel. Je n'ai pas le sentiment de mieux connaître le poète et encore moins l'homme.
Pourtant tout avait plutôt bien commencé et les pages relatant l'enfance de François sont parfois poignantes, souvent justes et malgré la noirceur du propos on y trouve un peu de tendresse et quelques sentiments.
J'ai trouvé plus sanguinolent et destabilisant que certains Stephen King ...




