Grâce à Masse critique et Babelio, que je remercie au passage, (malheureusement mon niveau désasr=treux ne me permet pas de d'intégrer le joli logo préparé à cette occasion... Mais promis je réessaierai !!) j'ai reçu...

la_dame_noire

Stephen Carter
La dame noire
Robert Laffont
2009

Oserais-je l'avouer ici, ce livre n'est pas mon premier choix. Mais j'ai tant traîné que le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates n'était plus disponible.

Si ce titre m'a sauté aux yeux comme second choix c'est parce que j'entendais régulièrement la pub (assez mal faite d'ailleurs) le recommandant à la radio.
Mon premier élan à réception du paquet a été pour souhaiter qu'il soit à la hauteur de mes espérances : c'est qu'il compte 650 pages (ce qui explique aussi les deux semaines et demi qu'il m'a fallu pour en venir à bout !!)

Heureusement pour moi, je suis tombée sous le charme.

Le seul mot qui me vient à l'esprit pour le décrire est tendresse, ce qui semble paradoxal puisque c'est d'un policier qu'il s'agit.
Mais Stephen Carter porte un regard très humain sur ses personnages qui vont se révéler au fil d'une intrigue qui se complexifie au fil des pages.
Il nous fait partager une nostalgie pour les luttes menées par les africains-américains, restitue l'atmosphère surannée des petites villes de la Nouvelle-Angleterre et nous dévoile la solution de l'énigme petit à petit, chaque découverte entraînant une autre question. Son roman est un vrai puzzle dont la solution nous apparaît petit à petit.
J'ai été séduite par l'humour et l'intelligence de la construction de ce roman foisonnant et passionnant.
C'est aussi un formidable roman d'amour...

Les premières pages de l'intrigue m'ont fait penser au Bûcher des vanités de Tom Wolfe, mais contées par un narrateur qui aimerait ses personnages et les regarderait évoluer avec bienveillance.

Une excellente lecture et une jolie découverte qui me donne envie de découvrir le premier roman de l'auteur.