31 juillet 2009
Marathon
Si ce blog ressemble un peu à un désert c'est que, sur les conseils de nombreux bloggeurs dont Keisha, j'ai lu :
Richard Powers
Le temps où nous chantions
Le cherche midi - Lot 49
2006
Au chapirte des louanges, la construction virtuose du roman m'a laissée sans voix d'autant que cette prouesse est en cohérence totale avec l'intrigue et pas seulement un exercice de style.
Au chapitre des regrets, l'écriture et le propos de Powers n'ont su me toucher que le temps d'un court chapitre qui nous fait toucher au plus près ce qu'ont pu être les Etats-Unis des années 60 et qu'on a du mal à imaginer. Il raconte le meurtre brutal et imbécile d'un jeune noir qui pensait que noirs et blancs pouvaient être égaux.
C'est à cause de ce chapitre que j'ai persisté tout au long des 762 pages.
Néanmoins, la magie ne s'est pas reproduite.
Je n'ai su m'attacher à aucun personnage, ils sont majoritairement juste esquissés, surtout les personnages féminins.
Le propos très pessimiste en matière de lutte contre le racisme m'a semblé par trop éloigné des profondes transformations qui agitent le monde depuis quelques anénes.
Le musique est trop présente à mon goût...
Bref, je suis passée à côté de ce chef-d'euvre que j'ai trouvé bien froid et triste.
24 juillet 2009
Merci pou le tag !!
Sourifleur, malgré le manque de nouveaux billets sur ce blog, m'a attribué un blog d'or.
Même si ma modestie naturelle doit en souffrir, je la remercie pour cette attention.
J'apprécie au plus haut point ses avis tranchés, toujours argumentés et ses conseils souvent pertinents en matière de lecture. Un grand merci.
Admirez l'ouvrage...
Voici le règlement des Blog d'Or
-Recopier le règlement.
-Mettre le blog d'or sur son blog
-Mettre un lien vers le blog qui le lui a transmis
-Offrir cette récompense à un ou plusieurs autres blogs
-Informer les destinataires.
Je vais attribuer moi aussi cette distinction au cinéblog, à Fantasio, à Ys et au mammouth dont j'aime beaucoup le ton... Je crois qu'il a déjà pas mal tourné mais je pense que comme les Césars ou les Oscars on peut cumuler !!!
Je me suis limitée à 4 mais je me réserve le droit d'augmenter cette liste car tous les blogs de mes favori le méritent.
11 juillet 2009
"C'est dur aujourd'hui la crise...
... Demain ça sera vachement mieux !!" Et si je cite Higelin c'est pour vous parler de mon dernier coup de coeur de lecture :
Iain Levison
Tribulations d'un précaire,
Liana Levi
2007
Rire de tout est preuve de bonne santé mentale.
Iain Levison nous entraîne ici dans notre monde, celui de la précarité et du chômage, celui que l'on veut oublier à 20h00 quand Laurence nous annonce de sa voix suave une énième fermeture d'usine.
Avec un humour grinçant Levison nous fait partager quelques-uns des 42 emplois qui l'ont aidé à survivre au cours des 10 dernières années.
Armé de sa licence de lettres, le voilà qualifié pour être déménageur, commercial, pêcheur en Alaska, cuisinier...
Ca se passe en Amérique mais le propos a une valeur universelle. Je me suis reconnue à plusieurs reprises et ça ne m'a pas empêché de rire !
Pourtant le rire se teinte de mélancolie quand on songe à toutes ces compétences gâchées...
Malgré le sujet grave le propos est incontestablement revendicatif et très drôle.
J'ai reconnu quelques-uns de mes patrons et je souhaite vivement rencontrer les autres au détour du prochain de ses romans !!
08 juillet 2009
Magicienne
J'ai enfin réussi à me procurer :
Robin Hobb
Le Choix du soldat
Pygmalion,
2008
Robin Hobb est une magicienne... Déjà le tome 5 des aventures de Jamère et je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Que vous dire à part que j'attends le tome 6 avec impatience.
Comme toujours le style est impeccable, les personnages riches et l'imagination de la dame jamais prise en défaut.
Bref une excellente lecture, comme d'habitude...
04 juillet 2009
Rupture de contrat
Quand on se plonge dans un livre l'auteur a une sorte de contrat moral avec son lecteur : un roman raconte des faits fictifs, un document des faits réels... et un roman policier doit comporter une réponse à toutes les énigmes racontées dans le livre.
C'est forte de ces quelques principes que j'ai ouvert :
Martha Grimes
Le jeu de la vérité
Pocket
La 4° de couverture, très alléchante, nous fait miroiter une histoire d'imposture sur fond de seconde guerre mondiale, les personnages et les situations foisonnent, certaines très extravagantes mais...
Ne craignez pas de tomber sur un spoiler ici je serais bien en peine de vous donner le nom de l'assassin car il est à peine évoqué.
Martha Grimes développe trois ou quatres quêtes parallèles sur 500 pages et les 3/4 des questions qu'elle soulève ne sont pas résolues à la fin du roman soulevant mon incompréhension puis le sentiment de m'être fait rouler dans la farine. Quand on écrit un roman en plusieurs tomes, d'une manière très simple on indique tome 1 sur la couverture.
Mais là on subit 500 pages d'états d'âme de l'inspecteur Jury, des incursions à Florence avec des personnages dont on se demande quel rôle ils jouent dans le roman et on évite surtout de donner les réponses aux questions secondaires du genre qui essaie de tuer la petite fille, y-ay-til eu substitution d'enfant, comment, pourquoi ?
J'ai décidé que je vivrai très bien sans le savoir et sans me donner la peine de lire un autre tome. Mais je trouve que Martha Grimes flirte avec l'abus de confiance à son lecteur...
A moins que ce ne soit son éditeur qui ait évité de mentionner qu'il s'agit d'un tome 1.
En tout cas on est clairement dans le business et c'est un peu dommage.
01 juillet 2009
Ave Vargas
C'est cyclique comme les marées, les saisons, les vacances, ce blog a ses auteurs fétiches qui reviennent périodiquement, ses valeurs sûres... Ses surprises aussi...
Faire quelques heures de queue n'a rien d'un plaisir alors pour en profiter tout de même j'ai dégaîné l'arme fatale de toute mère contrainte à plusieures heures d'attentes pour assurer le bonheur de sa progéniture :
Fred Vargas
Ceux qui vont mourir te saluent
J'ai lu
1994
Mauvaise pioche. Je ne sais si c'était l'heure matinale de cette corvée, le fait de lire debout dans les escaliers...
Il a été vite lu mais j'ai trouvé Fred Vargas moins à l'aise à Rome qu'à Paname, l'intrigue sans grand intérêt, les personnages à peine esquissés... Les dernières pages rachètent à peine le tout.
C'est l'exception qui confirme la règle, une erreur de jeunesse ...
Mais ça ne m'empêchera pas de relire un Vargas, dans quelques temps...





