Dans ma médiathèque flambant neuve, un ilôt proclamait fièrement "Osez" au dessus d'une séléction opérée par les bibliothécaires. 

pars-et-ne-dis-rien-gf Alléchée par la promesse de suspense et une quatrième de couverture habile, j'ai donc osé.

Dans la région de Montpellier nous suivons les aventures de Jovien Porol qui revient au bercail après un exil forcé de sept ans, bien décidé à se venger et à révéler la vérité sur le meurtre dont il a été témoin.
Depuis ma découverte du comte de Monte Cristo j'adore les histoires de vengeance... Mais là je suis restée de marbre. Il faut dire que l'odyssée vengeresse de Jovien va rapidement sombrer derrière les considérations philosophico politiques de l'auteur. 

J'ai peiné à m'intéresser à la personnalité de Jovien. C'est un homme arrogant, persuadé de détenir la vérité qui revient. Mais ce personnage central reste esquissé. L'auteur n'a clairement pas choisi d'en faire un personnage complexe. Il va rester monolithique et impassible durant tout le roman. Cette attitude qui ajoutait au mystère durant les premiers chapitres est rapidement devenue pesante. 
Jovien n'est pas le seul à être caricatural, de la famille bourgeoise aux copains de jeunesse un peu paumés en passant par la communauté vietnamienne chacun reste fidèle au cliché que l'on imagine. 

Je n'ai pas vraiment trouvé l'humour acide vanté par l'éditeur. Point positif j'étais ravie de lire une histoire implantée en France mais le cadre ne reste qu'un vague décor. Le roman pourrait se dérouler n'importe où ailleurs. 

L'intrigue ne m'a pas passionnée non plus malgré un coup de théâtre final inattendu. 

En bref, une découverte peu concluante.