21 octobre 2009
Laver son linge sale...
En cette rentrée littéraire, Justine Lévy a refait parler d'elle. Cette fois en lice pour le Goncourt si je ne m'abuse.
Curieuse de voir ce que cette ravissante "fille de" avait à écrire, je me suis jetée sur :
Justine Lévy
Rien de grave
Stock
2004
Et oui je n'ai pas choisi son dernier ouvrage mais celui que j'imaginais ô combien plus croustillant et que la presse nous avait vendu comme tel il y a quelques années.
Car quand votre mari adoré vous quitte pour la copine de son père (et oui parfois la vie ressemble furieusement à un épisode des feux de l'amour...), que cette traîtresse s'appelle Carla Bruni et que l'on est la fille d'un intellectuel connu quoi de mieux pour laver l'affront que de dénoncer publiquement la scandaleuse.
C'est donc en attendant maint détails croustillants que j'attaquais ma lecture.
Et bien la montagne a accouché d'une souris. On n'apprend pas grand chose côté potins à part que Carla, camouflée sous un pseudo, a fait de la chirurgie esthétique. Le scoop du siècle, indétectable à la télé !!!
Et rien de plus à la lecture du livre. Ce qu'elle nous livre d'intime m'a laissée de marbre : son profond manque de confiance en elle, son boulot de rêve qui ne la motive pas plus que ça, ses amours compliquées avec un bel acteur (que je n'ai pas su identifier). Je ne me suis pas ennuyée, c'est même parfois bien écrit mais rien ne m'a touché non plus.
Rien de grave en effet. Juste un coup médiatique. Décidément j'ai horreur des romans largement autobiographiques !!
01 juillet 2009
Ave Vargas
C'est cyclique comme les marées, les saisons, les vacances, ce blog a ses auteurs fétiches qui reviennent périodiquement, ses valeurs sûres... Ses surprises aussi...
Faire quelques heures de queue n'a rien d'un plaisir alors pour en profiter tout de même j'ai dégaîné l'arme fatale de toute mère contrainte à plusieures heures d'attentes pour assurer le bonheur de sa progéniture :
Fred Vargas
Ceux qui vont mourir te saluent
J'ai lu
1994
Mauvaise pioche. Je ne sais si c'était l'heure matinale de cette corvée, le fait de lire debout dans les escaliers...
Il a été vite lu mais j'ai trouvé Fred Vargas moins à l'aise à Rome qu'à Paname, l'intrigue sans grand intérêt, les personnages à peine esquissés... Les dernières pages rachètent à peine le tout.
C'est l'exception qui confirme la règle, une erreur de jeunesse ...
Mais ça ne m'empêchera pas de relire un Vargas, dans quelques temps...
21 mai 2009
Pas joli joli
Après mon coup de coeur pour le premier tome, j'ai directement enchaîné avec...
Scott WesterfieldWesterfield
Pretties
Pocket jeunesse
2007
L'avis éclairé d'Ys m'avait déjà mis la puce à l'oreille.
J'imagine fort bien Scott WesterfieldWesterfield dans l'avion qui l'emporte de New York à Sydney (puisqu'il vit entre ces deux destinations...).
Donc il est dans l'avion, un peu alcoolisé, victime de jet lag peut-être. Et il cherche désepérément l'inspiration.
Et puis il a une idée de génie : il va réutiliser dans le deuxième tome tout ce qui a fait le succès du premier. Un peu comme un élève studieux qui réutilise pour son deuxième devoir le plan qui lui a valu une bonne note précédemment.
Le roman se lit toujours agréablement mais on a vraiment l'impression de relire le premier tome, tant la construction des deux romans semble identique.
Soit Scott est un fan absolu de symétrie, soit il estime que son jeune public ne s'apercevra de rien...
Je passe aussi sur les grosses invraisemblances auxquelles il ne cherche même pas un semblant d'explication.
Bref je l'ai lu sans plaisir ni déplaisir et il ne me laissera pas un souvenir impérissable.
11 avril 2009
Escroquerie...
Parfois il est bon de renouer avec sa jeunesse, de se tourner vers des valeurs sûres... Surtout quand on est pressée de quitter la médiathèque et qu'on a oublié son carnet LAL à la maison !!
Alors au détour du rayon polar on se laisse tenter par un des rares qu'on a ni lu ni vu, persuadée de passer un bon moment :
John Grisham
Le dernier juré
Robert Laffont
2005
C'est dans ces occasions que je suis ravie de me fournir essentiellement à la médiathèque car autant vous le dire tout de suite le charme n'a pas opéré du tout.
D'abord parce que je trouve que le titre de ce roman est une arnaque.
Ne cherchez pas l'histoire de ce dernier juré, elle n'est pas évoquée dans le roman. On ne nous parle que de quatre jurés et encore pour trois d'entre eux bien rapidement !!
Ne cherchez pas trop non plus ce qui a fait le succès de Grisham, des histoires de parloir et de justice. Ici les 3/4 du roman sont consacrés à la vie dans le Sud dans les années 70 et à la déségrégation.
Le sujet n'est pas inintéressant et malgré quelques énormes invraisemblances (lisez-le si vous voulez savoir comment devenir milliardaires à moins de 30 ans ou magnat de la presse locale !!) l'ensemble reste plutôt agréable à lire mais j'avais signé pour une histoire juridique bien ficelée et une meilleure compréhension des arcanes de la justice américaine...
J'ai plus qu'à me repasser L'Affaire Pélican ou Le Client...
01 avril 2009
Une époque formidable !!
En ces temps de crise où chacun fulmine contre la rigueur de l'époque, son inhumanité et sa cruauté il y a des lectures quipermettent de relativiser.
Jean Teulé
Je, François Villon
Julliard
2006
Le style de Jean Teulé sert ici à énumérer les nombreuses tortures que la justice de l'époque et les autorités ecclésiastiques utilisaient, sans toutefois beaucoup de succès, pour remettre les voleurs, les assassins ou simplement les pauvres gens dans le droit chemin.
A nous les descriptions de pendaisons, décapitations ou plus inventifs les supplices ou les ensevelis vivants côtoient les bouillis...
Ces détails macabres omniprésents ainsi que les nombreuses scènes de viols ou de pillages ont eu raison de mon enthousiasme premier. Trop c'est trop, 415 pages d'atrocités !!
Les personnages ne m'ont pas beaucoup convaincue et j'aurais avec bonheur échangé une ou deux pages de tortures contre une ou deux pages d'introspection.
Villon nous reste étranger et ses motivations obscures. Son amour de la poésie et du vice reste bien superficiel. Je n'ai pas le sentiment de mieux connaître le poète et encore moins l'homme.
Pourtant tout avait plutôt bien commencé et les pages relatant l'enfance de François sont parfois poignantes, souvent justes et malgré la noirceur du propos on y trouve un peu de tendresse et quelques sentiments.
J'ai trouvé plus sanguinolent et destabilisant que certains Stephen King ...
22 mars 2009
Banzaï
Il y a des auteurs comme ça ... Des auteurs que tout le monde aime, des auteurs dont on entend partout le plus grand bien et puis quand on ouvre leur livre... BOF !!
Suite à plusieurs avis favorables, j'ai repris en main un livre d' :
Amélie Nothomb
Métaphysique des tubes
Albin Michel
2000
Je n'avais pas sous les yeux la charmante frimousse d'Amélie qui est vraiment craquante mais l'austère couverture d'Albin Michel, unie pour signaler de manière ostensible qu'on est pas là pour rigoler mais pour se plonger dans de la Littérature.
J'ai été très déçue par les cinquante premières pages, nettement plus captivée par la suite et même enthousiasmée par certains passages mais l'impression d'ensemble reste la déception.
Le charme et la magie n'ont pas opéré et pourtant j'attendais beaucoup, trop sûrement.
La peinture du Japon et de ses traditions est ce que j'ai préféré mais comme tout est vu à travers les yeux d'une demoiselle de 3 ans, le tour d'horizon reste sommaire !!
Avez-vous un titre en particulier à me conseiller qui vous a enthousiasmé ? (Je n'ai pas non plus aimé Hygiène de l'assassin et Stupeur et trambllement...) Ou vais-je finir Nothombphobe ?
06 décembre 2008
Pourquoi tant de haine ?
A la suite d'une mauvaise estimation de mon temps de lecture je me suis trouvée en week-end, loin de la maison et de ma PAL, sans rien à lire... Heureusement, en ces cas désespérés je sais que je peux compter sur ma belle-soeur préférée elle m'a donc proposé de lire :
Guillaume Musso
Parce que je t'aime
XO
J'étais dévorée de curiosité à l'idée de lire pour la première fois un livre d'un auteur qui déchaîne tant de passions.
Ah lire un poète maudit contemporain...
J'ai du mal à comprendre ceux qui le trouvent génial.
Les personnages sont assez inexistants et mûs par des motivations pour le moins obscures (au début du livre le héros devenu SDF à cause du chagrin reprend contact de manière très rocambolesque avec son ex-femme grâce à une coïncidence énorme, et si ce n'en est pas une on se demande pourquoi il a souhaité revenir pour s'éclipser deux pages après...). Les fils de l'intrigue ressemblent plus à des poteaux télégraphiques qu'à des fils de nylon...
Mais enfin je suis allée au bout de ma lecture.
Je ne comprends d'aillleurs pas ceux qui le décrient.
Lire un Guillaume Musso est du même niveau que lire un Mary Higgins Clark... Ni meilleur ni pire. Je ne vois pas pourquoi elle est considérée comme une reine du crime alors que ses personnages se ressemblent tous et qu'elle a le même sens de la vraisemblance que Musso alors que lui est relégué au rang d'écrivain de gare (enfin d'aéroport serait plus juste).
Lire est un plaisir et chacun le prend où bon lui semble et avec qui bon lui semble n'en déplaise aux critiques qui ne voudraient nous faire lire que de la littérature, regarder Arte et aller au musée tous les week-ends !! Oui parfois il fait bon avoir des lectures légères et regarder des divertissements idiots.
Ce qui m'a le plus énervée et gênée dans ma lecture, ce qui aurait pu me pousser à abandonner ce livre si j'avais eu autre chose à lire c'est sa volonté de situer son intrigue aux Etats-Unis. Son histoire aurait tout aussi bien pu se dérouler entre Paris et Marseille ou Layla disparaître à La Part Dieu...
Surtout que New-YorkNew-York n'est que citée mais jamais cette ville n'a une quelconque importance, on ne ressent pas son athmosphère. C'est un clin d'oeil artificiel marquant une volonté de dépaysement un peu cheap.
Heureusement que Vargas ne fait pas déambuler Adamsberg à Chicago !! Heureusement que des auteurs étrangers choisissent de nous faire voyager dans leur pays au lieu de plaquer leurs intrigues dans des décors américains insipides... Si je veux découvrir les Etats-Unis ce n'est pas en lisant du Guillaume Musso.
04 octobre 2008
Introspection ?
Chez les filles et les éditions Héloïse d'Ormesson m'ont proposé de lire un premier roman.
J'ai été tout de suite curieuse, surtout quand j'ai vu que l'auteur était un homme. Quelle chance de pouvoir aller à la source et découvrir ce que cherchent les hommes, ce qui les séduit et les fait craquer. Ce qui n'est pas toujours évident à comprendre grâce à leur simple fréquentation quotidienne, un esprit sexiste serait même tenté de formuler une réponse inadéquate comme ...la télécommande...
Eric Genetet
Le fiancé de la lune
Editions Héloïse d'Ormesson
2008
Il faut avouer que j'ai été un peu déçue.
Par les personnages surtout, ils ne sont qu'ébauchés. Ainsi, ma question originelle, à quoi rêvent les hommes ne reçoit pas de réponse. Ou alors des réponses que j'aurais pu formuler moi-même : ils rêvent de jolies femmes et de coup de foudre, ils ne savent même pas bien pourquoi ils tombent amoureux, ou ne le sont plus.
Les héros sont aussi un peu clichés. Ils ne sont pas mécaniciens, ouvriers ou commerçants, secrétaires ou assureurs mais "singe" et chanteuse de Jazz. Ils évoluent dans un monde épuré de problèmes matériels, prennent l'avion comme on prend sa voiture et n'ont que peu d'obligations ou d'amis.
130 pages à peine c'est bien court pour évoquer l'amour, la souffrance, la paternité, la perte, la solitude, la transmission.
Il y a pourtant de belles pages. Mes préférées sont celles évoquant la panique à l'idée de devenir père.
Certaines citations sont très réussies : "Le bonheur est un rendez-vous quotidien avec soi-même." ou "Je faisais des rencontres sans surlendemain."
Attendons le deuxième roman pour savoir ce qui se cache dans le coeur des hommes.
16 septembre 2008
Beaucoup trop de bruit...
Attirée par cette splendide couverture rose layette je pensais assouvir mon vice pour la chick litt sur la plage.
Victoria Clayton
Beaucoup de bruit pour un cadavre
Belfond
2004
J'ai été un peu déçue.
Pourtant j'ai du mal à expliquer pourquoi. Le style est agréable et enlevé, il y a de l'action, des personnages déjantés, un cadavre...
Bon il y a aussi pas mal de clichés et une fin très prévisible mais bon c'est la loi du genre...
Pas séduite du tout je suis quand même allée au bout de ma lecture.
08 août 2008
Tricheuse
C'est bien beau de vouloir alimenter ce blog régulièrement quand on n'aime lire que des pavés, tout en menant une vie de femme active, de maman, d'épouse et de tatie...
Bref, moi qui ne jurais que par les bonnes grosses sagas me voilà en train de chercher frénétiquement des livres maigrichons dans les rayons de ma médiathèque. Vite lus, vite postés.
Étant gourmande non seulement de livres mais aussi de nourritures nettement plus terrestres c'est tout naturellement que j'ai sélectionné :
Martin Winckler A ma bouche
Cette collection se propose de marier littérature et cuisine sous la plume d'auteurs contemporains.
C'est ma première lecture de M. Winckler.
Il m'est d'ailleurs très sympathique, je me sens proche de son solide appétit, de son amour pour les plateaux télés.
Il nous livre quelques recettes à essayer, nous parle avec amour des femmes de sa vie.
Bref c'est une conversation légère avec un copain. Pas de quoi crier au génie.
Sauf un petit chapitre intitulé péchés dans lequel il nous livre sa conception de son rôle de médecin...
Et me voilà en train d'inscrire La maladie de Sachs sur ma liste de livres à emprunter... Car Winckler n'est jamais aussi bon que quand il fait du Winckler.
La Maladie de Sachs... C'est pas un bon gros livre ?








